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		<title>africa-live.com: Latest News</title>
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		<lastBuildDate>Thu, 07 Jan 2010 06:54:39 -0500</lastBuildDate>
		
		
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			<title>André KOINGBA a coeur ouvert</title>
			<link>http://www.africa-live.com/nc/news/category/interview/article/andre-koingba-a-coeur-ouvert-1421.html</link>
			<description>INTERVIEW DU GENERAL D’ARMEE ANDRE KOLINGBA.
PRESIDENT FONDATEUR DU RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img width="213" src="http://www.africatime.com/data/nouvelles/155686.jpg" height="302" style="PADDING-RIGHT: 10px; PADDING-LEFT: 10px; FLOAT: right; PADDING-BOTTOM: 10px; VERTICAL-ALIGN: middle; WIDTH: 213px; BORDER-TOP-STYLE: none; PADDING-TOP: 10px; BORDER-RIGHT-STYLE: none; BORDER-LEFT-STYLE: none; HEIGHT: 302px; BORDER-BOTTOM-STYLE: none" />Le Confident (LC) : Monsieur le Président Fondateur du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC). Récemment vous avez pris une décision interdisant au Secrétaire Général M. Pascal KOYAMENE de représenter le parti dans certaines structures ou de prendre des décisions engageant cette formation politique. Pouvez-vous situer l’opinion publique sur la portée de cette décision afin d’apaiser certaines inquiétudes et mauvaises interprétations ? <br /><br />André KOLINGBA : Tout d’abord, je tiens à préciser que je suis le Président du RDC. Les textes me confèrent le pouvoir de restructurer ou de réorganiser le parti afin de garantir un meilleur fonctionnement. A la sortie du Dialogue politique inclusif, Mr Pascal KOYAMENE a été nommé Vice Président du Comité de suivi. Etant entendu cette nouvelle donne, j’ai estimé, guidé par un souci d’efficacité, d’alléger ses missions en lui retirant la charge de représenter le RDC dans le cadre unitaire de l’UFVN, tout en le maintenant à son poste de Secrétaire général du parti. Depuis qu’il est entré en fonction, Mr Pascal KOYAMENE s’est plus investi dans le cadre de l’UFVN au détriment du RDC, en faisant souvent des déclarations qui ne font pas honneur à notre parti. Ce qui est étonnant, c’est justement la tournure prise par un texte clair comme l’eau de roche. Mr Pascal KOYAMENE et son groupuscule ont usé de comportements et de propos à mon égard ainsi qu’à l’égard de certains frères nommément cités dans les journaux, des propos inacceptables, injurieux et irrespectueux. Un bon militant est celui qui est soucieux de la discipline interne de son parti, ce que Mr Pascal KOYAMENE semble oublier. Puisqu’ils parlent de démission collective, qu’ils le fassent. <br /><br />Le Confident (LC) : Mr André KOLINGBA. Vous êtes ancien Président de la République Centrafricaine et Président Fondateur du RDC. Comment avez-vous apprécié la tenue du Dialogue politique inclusif et quel est votre avis par rapport à l’après DPI ? <br />André KOLINGBA : Si vous avez suivi mon discours lors de ce dialogue, j’avais préconisé une transition. Parce que l’idéal était un changement radical avec, par exemple, sur le plan institutionnel, et surtout par souci d’équilibre des pouvoir, d’obtenir une recommandation qui confiait la tête du gouvernement à l’opposition démocratique. Ce qui n’a malheureusement pas été le cas. Les premières décisions d’application ne semblent pas non plus tenir compte de l’esprit de sortie de crise. Les troubles qui reprennent dans le Nord sont la preuve que la sortie du DPI a été mal négociée. <br /><br />Le Confident (LC) : Depuis votre participation aux présidentielles de 2005, vous avez pris une distance par rapport à votre parti politique et l’Union des Forces Vives de la Nation. S’agit-il d’un congé ou d’une retraite politique ? <br />André KOLINGBA : Non il ne s’agit surtout pas d’une retraite politique, mais simplement d’une petite période de réflexion. <br /><br />Le Confident (LC) : Seriez-vous candidat au scrutin présidentiel en 2010 ? <br />André KOLINGBA : 2010 est encore trop loin. Donnons le temps au temps. <br /><br />Le Confident (LC) : En votre qualité d’Officier Général des FACA et d’ancien Président de la République, quelles sont les recettes qui peuvent aider à la restauration de la sécurité, de la paix et de la stabilité en Centrafrique ? <br /><br />André KOLINGBA : La bonne gouvernance et le respect de la parole donnée sont, à mon avis, les meilleures recettes. <br /><br />Le Confident (LC) : A l’approche des élections, quel message voulez-vous délivrer aux dirigeants, aux Centrafricains ainsi qu’à vos militants ? <br /><br />André KOLINGBA : Que les Centrafricains arrêtent de vendre la victoire que Dieu leur donne. Qu’ils votent normalement, sans céder aux tentations d’achats de conscience. Sinon le pays ne pourra jamais avancer. Et un pays qui n’avance pas sombre. Pour mes militants, je leurs demande de se remobiliser. Nous sommes en train de restructurer le parti, pour la victoire en 2010. </p>]]></content:encoded>
			<category>Interview</category>
			
			<author>olessia_gontar@hotmail.com</author>
			<pubDate>Fri, 20 Mar 2009 14:25:03 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Idriss El Mehdi &amp; The Bladi Band, découverte musicale made in Maroc</title>
			<link>http://www.africa-live.com/nc/news/category/interview/article/idriss-el-mehdi-the-bladi-band-decouverte-musicale-made-in-maroc-1410.html</link>
			<description>Idriss El Mehdi &amp; The Bladi Band est un groupe prometteur. Son atout : le mariage survitaminé du...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.afrik.com/IMG/arton16358.jpg" style="PADDING-RIGHT: 10px; PADDING-LEFT: 10px; FLOAT: left; PADDING-BOTTOM: 10px; VERTICAL-ALIGN: middle; BORDER-TOP-STYLE: none; PADDING-TOP: 10px; BORDER-RIGHT-STYLE: none; BORDER-LEFT-STYLE: none; BORDER-BOTTOM-STYLE: none" />Idriss El Mehdi &amp; the Bladi Band est l’une des révélations du festival de Dakhla qui s’est déroulé du 27 février au 1er mars 2009 au Sahara, à 350 km au Nord de la Mauritanie. Connu comme pianiste de jazz, Idriss El-Medhi, jeune marocain né à Casablanca, a laissé de côté son piano et s’est converti au guembri (instrument de musique à trois cordes). Il s’est entouré du groupe The Bladi Band pour mettre son instrument au goût du jour. Ben et Kevin à la guitare, Karim à la batterie et Oussama Chraibi aux percussions, les joyeux lurons s’en sont donnés à cœur joie durant le festival de Dakhla. Résultat&nbsp;: un mélange décapant de guitare folk et de guembri revisité dans un registre à la frontière entre la pop et le rock. Interview.</p><p><strong>Afrik.com&nbsp;: Quelles sont vos impressions à la suite de votre concert à Dakhla&nbsp;? <br />Idriss El-Mehdi&nbsp;:</strong> On était en ouverture de soirée. Cela n’a pas été facile d’attirer le public. C’était la première fois qu’on faisait un concert au Maroc. Même si les gens n’étaient pas nombreux au début, vers la fin du concert certains s’arrêtaient, attirés par notre musique, c’est le principal&nbsp;! Je suis super content d’être à Dakhla, j’espère que des occasions comme celle-là se représenteront et qu’on pourra jouer dans d’autres festivals marocains.</p><p class="spip"><strong class="spip">Afrik.com&nbsp;: Comment êtes vous passé du piano jazz au guembri&nbsp;? <br />Idriss El Mehdi&nbsp;:</strong> En premier, j’étais connu comme pianiste de jazz au Maroc. J’ai d’ailleurs participé à plusieurs festivals comme celui d’Essaouira. Après j’ai migré à Paris, là bas j’ai voulu renouer avec mes origines. J’ai commencé à jouer du guembri. Au début c’était un peu galère mais comme j’étais passionné, au final cela a payé. Mahmoud Guernia, un virtuose du guembri m’a initié. J’ai commencé à écouter en boucle ses cassettes et puis j’ai fait mes premières compositions. Et me voilà&nbsp;!</p><p class="spip"><strong class="spip">Afrik.com&nbsp;: Vous vous êtes entouré d’un groupe&nbsp;: the Bladi Band. Pourquoi n’avez-vous pas tenté une carrière en solo&nbsp;? <br />Idriss El Mehdi&nbsp;:</strong> J’avais besoin d’un groupe à moi. Je me suis entouré de potes musiciens comme le percussionniste Oussama Chraibi. Chaque musicien du groupe a son style, ses qualités. Par exemple, Ben, le guitariste, est un peu notre «&nbsp;guitare hero&nbsp;». Au début, cela a été difficile de travailler ensemble en raison de nos styles assez différents et puis l’alchimie est venue comme une évidence.</p><p class="spip"><strong class="spip">Afrik.com&nbsp;: Un prochain album en préparation&nbsp;? <br />Idriss El Mehdi&nbsp;:</strong> Oui, on a commencé à faire un disque. Mais ce n’est pas pour tout de suite, on prend notre temps pour faire de belles choses. Un album avec de bonnes compositions.</p>]]></content:encoded>
			<category>Interview</category>
			
			<author>olessia_gontar@hotmail.com</author>
			<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 14:30:13 -0400</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Saifee Durbar: «J’ai mis des bâtons dans les roues d’Areva»</title>
			<link>http://www.africa-live.com/nc/news/category/interview/article/saifee-durbar-jai-mis-des-batons-dans-les-roues-dareva-1334.html</link>
			<description>Dans une interview exclusive, à paraître ce jeudi dans Les Afriques, Saifee Durbar, vice ministre...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img width="220" src="uploads/RTEmagicC_5107d37e0d.jpg.jpg" height="293" style="PADDING-RIGHT: 10px; PADDING-LEFT: 10px; FLOAT: left; PADDING-BOTTOM: 10px; VERTICAL-ALIGN: middle; BORDER-TOP-STYLE: none; PADDING-TOP: 10px; BORDER-RIGHT-STYLE: none; BORDER-LEFT-STYLE: none; BORDER-BOTTOM-STYLE: none" alt="" />Pour cette éminence grise de Bangui, les ennuis ont commencé en juillet 2007 quand, en tant que conseiller spécial, il est chargé du dossier Areva. <br /><br />« En 2007, cette compagnie a acheté UraMin pour 2,5 milliards d’euros, au terme d’une OPA qui n’avait pas l’aval des autorités centrafricaines. Comme c’est le cas dans tous les pays du monde, de telles transactions qui, de plus, concernent dans le cas d’espèce un important maillon du tissu économique local, requiert le feu vert des autorités. Areva, qui n’a rien payé à l’Etat, n’avait donc pas rempli les conditions requises. En tant que conseiller du président, ce dossier m’a été remis en main. J’ai engagé des avocats. A un moment, Areva voulait négocier, se sachant dans l’illégalité. Puis, c’est le revirement. L’affaire a été politisée ». </p>]]></content:encoded>
			<category>Interview</category>
			<category>A Ne Pas Manquer!</category>
			<category>Hot Topic</category>
			
			<author>olessia_gontar@hotmail.com</author>
			<pubDate>Wed, 04 Mar 2009 12:58:51 -0500</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Abdelaziz Stati : l’étoile marocaine </title>
			<link>http://www.africa-live.com/nc/news/category/interview/article/abdelaziz-stati-letoile-marocaine-1326.html</link>
			<description>Abdelaziz Stati comme bouquet final. Les Sahraouis ne pouvaient pas rêver mieux. Le festival Mer et...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img width="160" src="uploads/RTEmagicC_bcccf7f5fa.jpg.jpg" height="120" style="PADDING-RIGHT: 10px; PADDING-LEFT: 10px; FLOAT: left; PADDING-BOTTOM: 10px; VERTICAL-ALIGN: middle; BORDER-TOP-STYLE: none; PADDING-TOP: 10px; BORDER-RIGHT-STYLE: none; BORDER-LEFT-STYLE: none; BORDER-BOTTOM-STYLE: none" alt="" />Costume blanc impeccable, démarche de gentleman, Abdelaziz Stati ne passe pas inaperçu. Et surtout pas à Dakhla. Pour sa soirée de clôture, le festival Mer et Désert a invité, dimanche, la star du Chaabi (style musical associé aux fêtes traditionnelles) pour la plus grande joie des Sahraouis. Poignées de mains, accolades, photos, Abdelaziz Stati ne peut pas faire un pas sans être alpagué par ses fans. Ce chanteur et violoniste est l’un des artistes les plus populaires du Maroc. «&nbsp;Toutes les générations connaissent Abdelaziz Stati, il fait partie du patrimoine musical du Maroc&nbsp;», explique une jeune sahraouie, venue assister au concert. Sur scène, le chanteur n’a qu’à fredonner les chansons pour que le public, à son tour, les reprenne. Les femmes se mettent alors à danser, chanter&nbsp;: c’est ce qu’on appelle «&nbsp;l’effet Stati&nbsp;». Entre deux discussions et deux photos souvenirs, l’artiste a accordé une interview à <i class="spip">Afrik.com</i>. L’occasion de revenir sur la carrière fulgurante d’un chanteur hors du temps.</p>
<p><strong><img width="130" src="uploads/RTEmagicC_f26476beb5.jpg.jpg" height="87" style="PADDING-RIGHT: 10px; PADDING-LEFT: 10px; FLOAT: left; PADDING-BOTTOM: 10px; VERTICAL-ALIGN: middle; BORDER-TOP-STYLE: none; PADDING-TOP: 10px; BORDER-RIGHT-STYLE: none; BORDER-LEFT-STYLE: none; BORDER-BOTTOM-STYLE: none" alt="" />Afrik.com&nbsp;: Etes vous heureux de participer au festival de Dakhla&nbsp;? <br />Abdelaziz Stati&nbsp;:</strong> Les musiciens sont des guerriers. Là où on nous envoie, il faut se plier aux conditions. Le musicien essaye de s’adapter et de faire ce qu’il a à faire. A Dakhla, les gens sont authentiques, gentils. Je remercie le wali de m’avoir donné la chance de découvrir ce territoire.</p>
<p><strong class="spip">Afrik.com&nbsp;: Vous faîtes un duo avec Hoba Hoba Spirit. Comment s’est passée cette rencontre&nbsp;? <br />Abdelaziz Stati&nbsp;:</strong> Ce n’est pas mon style musical mais je respecte les gens qui travaillent dur, que ce soit dans le rap, dans le rock… J’adore explorer de nouvelles frontières. J’ai donc accepté avec enthousiasme leur invitation.</p>
<p><strong class="spip">Afrik.com&nbsp;: D’ou vous vient cette passion pour la musique Chaabi&nbsp;? <br />Abdelaziz Stati&nbsp;:</strong> C’est une vocation. Un cadeau de Dieu. J’ai persisté dans la musique Chaabi, ma passion, et j’y suis arrivé. Mon oncle, Bouchaid Benrahhal, était un chanteur et un violoniste talentueux. J’ai beaucoup appris à son contact. Quand j’étais enfant, j’étais très impressionné par l’homme qu’il était et par son instrument de musique&nbsp;: le violon.</p>
<p><strong class="spip">Afrik.com&nbsp;: A vous voir en concert, on comprend qu’entre vous et le violon, c’est une véritable histoire d’amour… <br />Abdelaziz Stati&nbsp;:</strong> Oui, j’ai effectivement un lien très particulier avec le violon. A l’âge de 12 ans, je me suis rendu à Casablanca dans l’objectif de travailler pour acheter mon premier violon. Pour moi, cet instrument a une âme, il vieillit en racontant des histoires. Chez moi, j’ai une collection de stradivarius. Le violon c’est ma passion, mon amour.</p>
<p><strong class="spip">Afrik.com&nbsp;: Comment expliquez-vous votre succès&nbsp;? <br />Abdelaziz Stati&nbsp;:</strong> Je me suis spécialisé depuis plusieurs années dans la musique traditionnelle marocaine. Je me suis servi des influences de mon pays et du Maghreb en général pour composer ma musique. Je connais toutes les régions du Maroc, j’adapte mon style en fonction des univers de chacun. Dans mes chansons, je parle du quotidien, de ce qui touche réellement les gens. C’est sans doute la clé de mon succès.</p>]]></content:encoded>
			<category>Interview</category>
			
			<author>olessia_gontar@hotmail.com</author>
			<pubDate>Tue, 03 Mar 2009 13:13:54 -0500</pubDate>
			
		</item>
		
		<item>
			<title>Martin Ziguélé &quot;L’avenir de notre sous région dépendra de notre propre intelligence&quot;</title>
			<link>http://www.africa-live.com/centrafrique/politique/news/category/interview/article/martin-ziguele-lavenir-de-notre-sous-region-dependra-de-notre-propre-intelligence-217.html</link>
			<description>Après une attaque des rebelles qui a fait une dizaine de morts le 12 novembre dernier au nord de la...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font face="Arial"><strong>Votre pays est actuellement engagé dans un processus de paix et de réconciliation nationale. Le Président François Bozizé vient de promulguer une loi d’amnistie. Et déjà des voix s’élèvent pour contester certains points de cette loi, notamment le désarmement et la démilitarisation de l’opposition armée dans un délai de deux mois. Quelle est votre position sur la façon dont ce processus est conduit ?</strong> </font></p>
<p><font face="Arial">L’Union des forces Vives de la Nation, qui est un regroupement de l’opposition démocratique dont nous faisons partie, a appelé depuis le mois de juin 2006 à un Dialogue Politique Inclusif, devant les multiples crises dans lesquelles notre pays s’est installé. Pour arriver à un dialogue serein et incluant tous les protagonistes de ces crises, il est évident que le passage obligé est une loi d’amnistie générale, en faveur de tous nos compatriotes qui, pour des raisons diverses, se trouvent en exil ou en rébellion armée, afin qu’ils puissent revenir au pays. Il s’agit de substituer à la logique de violence une démocratie apaisée, car il est illusoire de parler de développement dans un pays instable et déchiré. </font></p>
<p><font face="Arial">Le pouvoir a dans un premier temps tourné en dérision notre demande d’organiser ce dialogue. Puis, sous des pressions diverses, le pouvoir s’est engagé à reculons dans le processus. Je vous fais grâce des différentes manœuvres du pouvoir pour vider le processus de sa substance et pour le caporaliser.C’est ainsi que, dernier avatar en date, le pouvoir a rejeté un projet de loi d’amnistie proposé par toute l’Assemblée Nationale, y compris par sa propre majorité et y a introduit des amendements inopportuns, inapplicables et dangereux. La loi d’amnistie promulguée par le pouvoir est un véritable guet-apens, puisqu’il conditionne l’amnistie au cantonnement, à la démobilisation et au désarmement des rebelles dans un délai deux mois maximum.</font></p>
<p><font face="Arial"><strong>Ceux qui dénoncent le Président Bozizé exagèrent-ils ?</strong></font></p>
<p><font face="Arial">Chaque fois que nous dénonçons des actes posés par le Président Bozizé, nous en donnons les preuves irréfutables. Par exemple, le Président Bozizé vient de promulguer la Loi modifiant la composition du Conseil Supérieur de la Magistrature, en violation de la décision de la Cour Constitutionnelle qu’il a lui-même saisi et qui a invalidé une bonne partie des dispositions de cette loi. Il n’y a pas plus de forte illustration du déphasage qu’il y a entre ce que le Président Bozizé dit des bouts des lèvres et le respect des institutions dont il est constitutionnellement le garant. </font></p>
<p><font face="Arial">Pour en revenir à la loi d’amnistie, elle est techniquement inapplicable puisqu’aucun mouvement de rébellion au monde, et dans le cas de la RCA il y’en a au moins trois, ne peut cantonner, désarmer et démobiliser l’ensemble de ses hommes en deux mois. Et dire que ce délai de deux mois court depuis la promulgation de cette loi le 13 octobre 2008. Le pouvoir voudrait empêcher ce dialogue qu’il ne s’y prendrait pas autrement.</font></p>
<p><font face="Arial">Cette condition est par ailleurs inopportune car il existe un Comité de suivi de l’Accord Global de Paix de Libreville dont la mission justement est d’examiner tous les contours techniques et matériels de cette affaire, afin de réussir le cantonnement et le désarment des rebelles. Pourquoi introduire dans une loi des dispositions relevant de la compétence d’une instance technique ? Enfin cette disposition est politiquement absurde puisque les personnes amnistiées ne sont pas toutes liées à des rebellions. Comment leur imposer ce qui ne relève pas d’elles ? Notre analyse est que, sous la pression, le Président Bozizé a pris cette loi d’amnistie mais en prenant soin de veiller à ce qu’elle soit inapplicable, car au final, il ne veut pas de ce dialogue et tout le monde le sait.</font></p>
<p><font face="Arial"><strong>Certains points de la frontière entre la Rca et le Tchad restent minés par l’instabilité du fait des bandes armées. Quelle est la situation réelle dans ces parties de votre territoire ?</strong></font></p>
<p><font face="Arial">Toutes les régions frontalières du Tchad, du Soudan et de l’Est du Cameroun sont secouées depuis 2006 par des rebellions armées. Ces conflits se caractérisent par des violences inouïes, causées aussi bien par les forces de l’ordre que les rebellions et les coupeurs de routes, et ont pour conséquence un nombre incalculable de victimes parmi les populations civiles, obligées de se réfugier en brousse ou de s’exiler dans les pays voisins. Les Nations Unies dont le Secrétaire général adjoint chargé des affaires humanitaires a été lui-même dans la région, ainsi que plusieurs ONG internationales comme Human Rights Watch et International Crisis Group, ont produit des rapports accablants sur cette situation. Ces différentes organisations estiment que plus de 50 000 personnes se sont réfugiées au sud du Tchad, plus de 20 000 au Cameroun- dont une grande partie d’ éleveurs Peuhls Bororos victimes des exactions - et plus de 200 000 déplacés à l’intérieur du pays. Toute cette région est privée d’administration, d’activité économique et agricole, exsangue et en détresse, dans un tableau d’insécurité totale.</font></p>
<p><font face="Arial"><strong>La Fomuc (Force multinationale de la Cémac) a été remplacée en juillet dernier par la Mission de consolidation de la paix en Centrafrique (Micopax), placée sous l’autorité de la CEEAC. Ce changement a-t-il impacté d’une façon significative dans le maintien de la paix en Rca ?</strong></font></p>
<p><font face="Arial">Notre souhait le plus fort est que ce changement de statut de la Force de Paix induise effectivement la paix et la sécurité pour nos populations prises entre plusieurs feux.</font></p>
<p><font face="Arial"><strong>Le « Dialogue politique » conduit par le Président Bozizé est au poids mort. Qu’est-ce que votre parti politique (MLPC) fait pour remédier à cette situation ?</strong></font></p>
<p><font face="Arial">Je l’ai déjà dit : le MLPC fait partie de l’Union des Forces Vives de la Nation. L’UNVN travaille en tant que groupement politique de l’opposition démocratique en actionnant tous les leviers politiques et diplomatiques accessibles pour que le Dialogue Politique Inclusif se tienne, et que notre pays connaisse la paix et la sécurité.Les Centrafricains, les pays voisins et la communauté internationale savent que sans ce dialogue, notre pays sombrera dans les affres de la violence, et constituera un ventre mou propice à une instabilité générale dans cette sous région qui a déjà d’autres soucis avec la Darfour.L’égoïsme et la cécité politiques du régime centrafricain ne doivent pas décourager tous ceux qui oeuvrent pour ce dialogue et pour le salut de ce peuple meurtri, appauvri et pris en otage par ses propres dirigeants.</font></p>
<p><font face="Arial"><strong>Pensez-vous déjà aux élections à venir ? Quel bilan à présenter à votre électorat ?</strong></font></p>
<p><font face="Arial">L’objectif de tout Parti politique est de conquérir le pouvoir de l’Etat par les urnes, et de l’exercer pour la satisfaction de l’intérêt général, grâce à la mise en en œuvre de son programme politique. C’est le cas également du MLPC.S’agissant de bilan, nous n’exerçons pas le pouvoir de l’Etat et ne participons pas à la gestion de l’Etat. Par conséquent c’est le Président Bozizé que le peuple, et nous- même, attendons sur son bilan.</font></p>
<p><font face="Arial"><strong>L’intégration sous -régionale est à la mode dans l’espace Cémac ? A votre avis, est-elle une réalité ou un vœu pieux ?</strong> </font></p>
<p><font face="Arial">Je voudrais d’abord rappeler que l’UDEAC, ancêtre de la CEMAC, est la première organisation d’intégration sous-régionale créée par l’OUA en 1964. Son objectif est la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que et l’intégration des économies de la sous région. Quarante ans après, le bilan est plus que mitigé, surtout si on le compare à celui d’autres organisations similaires en Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et en Afrique australe et orientale (SADC et COMESA). La libre circulation des personnes et des biens est loin d’être une réalité, et les citoyens de certains pays de la CEMAC qui souhaitent voyager vers d’autres pays le savent mieux que quiconque. Sur le plan de l’intégration économique, la simple existence de deux bourses de valeurs dans la CEMAC est symptomatique de cette absence de volonté politique claire dans la démarche intégrationniste.La CEMAC regroupe les pays certainement les plus riches et les plus prometteurs d’Afrique en potentialités minières et énergétiques, mais l’absence de volonté politique intégrationniste globale et sectorielle est un frein à son développement. </font></p>
<p><font face="Arial"><strong>Votre analyse de la crise financière internationale ?</strong></font></p>
<p><font face="Arial">Je n’aurai pas la prétention de vous dire que j’avais prévu cette crise mais je vous dirai qu’elle ne me surprend pas. Lorsque vous observez jusqu’à quel point la logique du profit sans base réelle a été poussée dans les pays développés, il est tout à fait logique que le retour du balancier soit rude pour l’économie mondiale. Cette crise me rappelle la célèbre phrase de l’économiste américain Milton Friedman « Il n’y a pas de croissance infinie dans un monde fini ». La logique du profit sans fin et par tous les moyens est dangereuse et nous la vivons à nos dépens depuis quelque temps.Il faut revenir à des investissements sains dans l’économie réelle, et l’Afrique devient une opportunité : nous avons besoin d’investissements dans nos infrastructures et nos équipements, dans notre agriculture, dans les mines et les hydrocarbures, dans la santé et l’éducation, dans l’écologie et l’aménagement des territoires. Pas à fonds perdus, mais avec de bons retours sur investissement.</font></p>
<p><font face="Arial">L’africain que je suis constate que les milliards de dollars qu’on nous disait impossibles à réunir pour atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire, sont mobilisés à tour de bras et instantanément pour sauver des institutions financières victimes de leur propre mauvaise gouvernance.</font></p>
<p><font face="Arial"><strong>Quelles sont les conséquences à attendre de cette crise sur les économies de la sous région ?</strong> </font></p>
<p><font face="Arial">La crise a entraîné l’effondrement du cours du pétrole et des autres matières premières dont les pays de la CEMAC sont d’importants producteurs. La part des revenus tirés de ces ressources sur leurs budgets nationaux étant structurellement importante, la contraction des cours sur les marchés mondiaux entraînera pour eux des pertes budgétaires considérables.Il faut donc prévoir un ralentissement des investissements publics financés sur les budgets nationaux. De même, à cause des interventions massives des pays donateurs traditionnels pour sauver leurs propres économies, il faut s’attendre à la contraction de l’aide publique au développement.Mon analyse est la même pour les investissements directs étrangers dans nos économies. Ils ralentiront fortement car les investisseurs étrangers devront faire face à des difficiles arbitrages de leurs politiques futures. L’argent deviendra rare et cher, et d’abord pour nos économies.</font></p>
<p><font face="Arial"><strong>Quel avenir pour la zone Cémac et la sous – région Afrique Centrale ?</strong> </font></p>
<p><font face="Arial">L’avenir de notre sous région dépendra de notre propre intelligence des choses et de notre capacité à effectuer les bons choix politiques, organisationnels et économiques à même d’impulser un développement endogène. Nous avons les ressources matérielles, nous avons aussi des hommes et des femmes mieux éduqués. Il nous faut maintenant un leadership fort et visionnaire pour « penser une Afrique centrale forte et unie » débarrassée des calculs et susceptibilités politiciens à la petite semaine dans des espaces nationaux considérés comme des camps retranchés.</font></p>]]></content:encoded>
			<category>Politique</category>
			<category>Interview</category>
			<category>Cat-Highlight</category>
			
			
			<pubDate>Sun, 16 Nov 2008 03:46:00 -0500</pubDate>
			
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