Société
Quelle position adopter face à la CPI ?
Des participants décrivent une ambiance houleuse, électrique. Premier couac dès lundi matin : des délégations d'Etats africains non membres de la CPI, notamment le Soudan et la Libye, entrent dans la salle de réunion. La Commission de l'Union africaine les a invités.
Mais certains comme le Tchad protestent. Ils y voient une façon de faire pression sur les autres Etats pour qu'ils défendent au maximum le président Béchir face à la Cour. Le ministre de la Justice soudanais et les quelques autres délégations non membres de la CPI seront finalement obligées de quitter les lieux. Vingt-cinq délégations restent en réunion et ce jusqu'à 2 heures du matin mercredi.
Demi-victoire
Au final, les Etats s'accordent pour redemander au Conseil de sécurité de l'ONU de suspendre pour un an les procédures de la CPI contre Omar el-Béchir, ce qu’il a jusqu'ici refusé de faire.
En revanche, les recommandations plus virulentes à l'égard de la Cour n’ont pas été adoptées. Selon nos sources, le Sénégal, le Bénin et Djibouti ont ainsi suggéré que les 30 Etats africains membres de la CPI refusent en bloc de livrer Omar el-Béchir à la Cour et puissent invoquer son immunité.
Sur ce point, il n'y a pas eu de consensus. Ni sur l'idée de circonscrire les pouvoirs du procureur de la CPI, ou encore de se retirer carrément tous ensemble du statut de Rome qui a fondé la Cour. Pour la CPI, c'est donc une demi-victoire.
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