Economie
Maroc Telecom : la prime n'est pas justifiée, évitez
Les perspectives se sont en revanche dégradées, compte tenu d'une régulation plus restrictive en matière de promotions, de l'intensification de la pression concurrentielle (lancement de services mobiles de nouvelle génération par le troisième opérateur, octroi d’une nouvelle licence mobile de deuxième génération au groupe Wana en février 2009), et du renchérissement du coût de la vie. En effet, le produit intérieur brut du royaume chérifien s'est accru de 5,8% l'an dernier en dépit de la crise économique mondiale, une évolution qui s'est accompagnée d'une hausse des prix de 3,9% et même de 6,8% pour les denrées alimentaires. Par ailleurs, les filiales d'Afrique subsaharienne doivent composer avec un environnement moins favorable, marqué par la raréfaction des flux étrangers et l'apparition de nouvelles taxes. Si la direction table sur une marge opérationnelle stable en 2009, elle ne prévoit qu'une croissance de 3% des ventes, soit un rythme nettement moins soutenu qu'auparavant.
Nous recommandons de rester à l'écart du titre Maroc Telecom, en dépit de son attrait spéculatif (Vivendi devrait offrir à moyen terme une porte de sortie aux minoritaires). L'opérateur est déjà bien valorisé, compte tenu du ralentissement du marché de la téléphonie mobile outre Méditerranée, des pertes de parts de marché subies et du recul du revenu moyen par client. L'action affiche une prime injustifiée de 50% sur la base des multiples de valorisation des concurrents.
a ne pas manquer!
Autres Articles
Catégorie Similaire
Les Plus Populaires
- Une marche olympique en prélude à la fête du travail
- Crise économique : Le Maroc touché mais encore debout
- Adoption du projet de loi portant protection de l’emblème et du nom de la Croix Rouge
- Faux pas des juniors centrafricains à l’ouverture du tournoi challenge trophy de handball
- Scandale au Maroc : un cinéaste lève le voile sur l'amour
- Bozizé et Ndoutingaï sacrifient leurs amis sulfureux, dont l’escroc Saifee Durbar







