Société
Tiers-monde : ceux qui résisteront
La lettre d’affaires française "Risques internationaux" (1) publie à l’intention des entreprises un classement des pays émergents et en voie de développement en fonction du risque couru.
Ce numéro est spécial dans la mesure où ses auteurs se sont efforcés de tenir compte de l’impact de la crise mondiale en cours, "sans précédent, tant dans son ampleur que son extension géographique" parce qu’elle est "issue de la globalisation" .
Critères modifiés
Certains critères classiques d’évaluation du risque couru par les hommes d’affaires dans un pays donné sont par conséquent modifiés. Ainsi, la flexibilité d’une économie, "facteur de croissance dans un environnement propice, peut-elle accélérer, à l’inverse, la chute dans une spirale récessive dans le cas - celui d’aujourd’hui - d’un brutal retournement de tendance". Et l’ouverture d’une économie nationale, "gage de dynamisme en période d’expansion du commerce mondial, joue-t-elle le rôle d’un amplificateur de crise en période de repli".
Les auteurs ont classé le risque deA1 - risque très faible - àC2 - très élevé -, en passant parA2, B1, B2 (la catégorie moyenne, signifiant un risque "assez élevé" ) , B3 et C1.
Le classement pour le moyen et long terme vise les retombées de la crise.
En Europe de l’Est, le pays le mieux classé est la Croatie (A2). Kirghizstan, Ouzbékistan et Tadjikistan sont au bas du tableau (C1).
Pour le Maghreb et le Moyen-Orient, on note les performances des Emirats arabes unis et du Qatar (A2) - tandis que l’Irak est dernier (C2).
En Afrique subsaharienne, le Botswana se classe en tête avec un remarquableA1, suivi de l’Afrique du Sud, de Maurice et de la Namibie(A2). Dans le bas du tableau, le Zimbabwe remporte la palme(C2) tout juste précédé par le Congo-Kinshasa, la Côte-d’Ivoire, l’Ethiopie, la Guinée et le Soudan(C1).
En Asie, la Chine, Hong Kong, l’Inde, Singapour et Taïwan(A2) se placent en tête. En queue, sans surprise, Myanmar(C2).
Enfin, en Amérique latine, le Brésil, le Chili et le Mexique sont en bonne position(A2), tandis qu’aucun pays n’est classé enC.
Le classement à court terme évalue l’exposition des pays à la crise, pour2009. Il comporte peu de différences. Notons, pour l’Europe de l’Est, que le Turkménistan remplace l’Ouzbékistan en bas du tableau. Que l’Arabie Saoudite, Bahrein, le Koweit et Oman sont encore parmi les "bons" risques(A2) qu’ils quitteront ensuite. Que la Namibie n’est pas encore parmi les bons(B1). En Asie, Taïwan atteint un remarquableA1, tandis que la Corée du Sud et la Malaisie sont dans le groupe desA2; le Cambodge est mal classé(C1).
En Amérique latine, Cuba est un mauvais risque(C1).
(1) Webwww.risques-internationaux.com; courrier à Email nse@noos.fr
M.F.C.
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