Société
ANECA : Des signaux encore très défavorables
Les étudiants centrafricains viennent de fêter le 30ième anniversaire des malheureux événements qui se sont soldés par le massacre des étudiants et des écoliers centrafricains. C'était en 1979 sous le régime du défunt Empereur Jean Bedel Bokas¬sa 1er. Le relais a été finalement pris par la communauté internationale et plus particulièrement par le gouvernement Français qui, sous l'égide du president Giscard d'Estaing, avait opté pour une enquête internationale en République Centrafricaine.
Le ministre Ambroise Zawa qui a été obligé d'entrer en action pour remettre de l'ordre lors de ces festivités est mieux place que quiconque pour éclairer la lanterne du public. N'eut été l'intervention de cet universitaire qui vient d'être promu au poste de ministre de l'enseignement supérieur, on aurait assisté à des démonstrations fâcheuses. De sources dignes de foi, ce 30ième anniversaire a été émaillé d'incidents extrêmement graves.
D'abord suite à des incompréhensions, un étudiant a été poignardé par une personnalité qui faisait partie des officielles. L'autre incident majeur porte sur un acte de piraterie organise par une frange des étudiants qui réclamaient des jetons de présence et qui se sont accaparés de la voiture d'une autorité de la place.
La situation était tellement confuse que le ministre Zawa était tenu de mettre la main à la poche pour répondre aux besoins des étudiants qui menaçaient ce jour là de passer à la vitesse supérieure.
Aux dires des uns et des autres, y avait eu beaucoup de cas de détournements. Des enveloppes confiées par les membres du bureau exécutif de I'ANECA à certains étudiants mandatés au nom du comité d'organisation ont été détournées systématiquement. Ce qui a été d l'origine des incompréhensions entre les responsables de l'ANECA, ceux du comité ad hoc chargé des prochaines élections ainsi que les autres patriotes qui ont vécu en direct les tragiques événements de 1979.
L'opinion publique est tentée de s'interroger sur le comportement des étudiants de l’université de Bangui qui ont tendance à banaliser cette journée historique. Une journée qui retient toujours l’attention des autorités politiques centrafricaines. Dorénavant des dispositions doivent être prises pour démocratiser la gestion des fonds alloués par le gouvernement qui garde encore souvenir des actions menées à l'époque pour fragiliser le régime dictatorial de Jean Bedel Bokassa.
Des cas d'agressions verbales ont été enregistrés également dans les rangs des autres martyrs vivants qui avaient la charge de participer activement à l'organisation de cette journée commémorative. De très nombreux témoignages ont été enregistrés à cet effet. Même certains étudiants qui ont pris part aux événements n'ont pas manqué de déplorer le comportement immoral de leurs collègues qui voulaient profiter de la situation pour se remplir les poches.
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