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Mandat d'arrêt international contre Bozizé en perspective ?
On ignore l’objet et le but véritables de la présence du ténor du barreau parisien dans la capitale centrafricaine mais on peut aisément le deviner. Ce n’est un secret pour personne que le président Bozizé a très peur et est fortement préoccupé ces derniers temps par la perspective de délivrance par la Cour pénale internationale (CPI) d’un mandat d’arrêt international contre lui.
Le procureur de cette institution, l’Argentin Luis Moreno Ocampo, lui avait en effet adressé en date du 10 juin dernier, une lettre faisant état de sa grande préoccupation quant aux nombreuses violations de droits de l’homme et graves exactions commises depuis 2005 par la garde présidentielle de Bozizé dans plusieurs préfectures du Nord de la République centrafricaine, crimes de guerre au sujet desquels la CPI est en train d’enquêter.
Suite à ce courrier qui a plongé Bozizé dans un profond désarroi, celui-ci, sur avis de ses prétendus conseillers juridiques, a cru devoir adresser dès le 1er août dernier au Secrétaire général des Nations unies Ban Ki Moon, une lettre qu’une source onusienne désirant conserver l’anonymat, juge incompréhensible et contradictoire et qui est allée de ce fait droit à la poubelle.
Après quoi, Bozizé a cru également dépêcher à la CPI à La Haye ses minables conseillers que sont son piètre ministre de la justice Thierry Maléyombo et son parent le procureur de la République de Bangui Firmin Feindiro. Ces deux émissaires qui sont en fait les initiateurs du courrier de Bozizé à Ban Ki Moon - ce qui prouve à suffisance leur incompétence - sont revenus de La Haye le rassurer en lui disant qu’il n’a rien à craindre de la CPI, ce qui est faux.
De sources bien informées à la CPI, le déplacement de ces deux émissaires de Bozizé à La Haye n'aura aucun effet sur la procédure. D'ailleurs, de source onusienne de haut niveau, le Conseil de Sécurité ne donnera aucune suite à la demande de BOZIZE visant à dessaisir la CPI de l’enquête car si les poursuites par la CPI risquent de remettre en cause la paix comme Bozizé le dit, les prétendues poursuites au niveau national par le Tribunal Militaire Permanent auraient aussi les mêmes effets.
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Tout compte fait, il convient de noter que l'heure de la justice a sonné, et il est temps que tous ceux qui ont le sang sur la main en Centrafrique répondent de leurs actes.
C'est le cas de Bozizé, Patassé, Démafouth, et tous les chefs rebelles qui commettent de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
Je souhaite que la confirmation des faits reprochés à JP Bemba se fasse, et que toutes les personnes impliquées dans le drame que les centrafricains ont connu et continuent de connaître même sous un régime soit disant démocratique (avec par exemple des meurtres et assassinats reprochés aux éléments de Bozizé comme Dogo, GBangouma etc..après sa prise de pouvoir)soient jugées.
Singuila