Société
Au moins un survivant après le crash au large des Comores
Lundi soir, un Airbus A330-200 a décollé de Roissy, pour faire escale à Marseille, puis à Sanaa au Yémen, où les passagers ont changé d'appareil pour embarquer à bord d'un Airbus A310. Cet A310 a décollé pour Djibouti, puis Moroni aux Comores, où il devait arriver à 1 heure (heure de Paris). "Le contact avec le vol 626 de la Yemenia, parti lundi à 21 h 45 [20 h 45 à Paris], a été perdu mardi à 1 h 51 [0 h 51 à Paris, mardi]", a déclaré un responsable de l'Aviation civile, Mohammad Abdel Kader, lors d'un point de presse à Sanaa, ajoutant que "les conditions météorologiques étaient mauvaises, avec des vents soufflant à une vitesse de 61 nœuds. La mer était agitée".
Les conditions météo sont peut-être à l'origine de la disparition, a confirmé Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux transports, sur Europe 1. "C'est encore un peu flou […]. On parle d'une approche, d'une remise de gaz puis d'une approche nouvelle qui aurait été ratée", a-t-il détaillé. Il n'y avait pas d'orages quand l'Airbus A310 de Yemenia s'est abîmé en mer mardi matin près des Comores, mais quelques rafales de vent à proximité de l'aéroport de Moroni, a expliqué Jean-Marie Carrière, directeur de la prévision à Météo France.
"CONTRÔLE RENFORCÉ" DE LA COMPAGNIE
"L'Airbus A310 en cause avait été contrôlé en 2007 par la DGAC [Direction générale de l'aviation civile] en France, et elle avait constaté un certain nombre de défauts. L'appareil, depuis, n'était pas réapparu dans notre pays", a ajouté le secrétaire d'Etat sur iTélé. "La compagnie n'était pas sur liste noire mais faisait l'objet de notre part d'un contrôle renforcé et devait être auditionnée prochainement par le comité de sécurité de l'Union européenne", a-t-il ajouté. Airbus, filiale d'EADS, a annoncé que l'A310 datait de 1990, avait 51 900 heures de vol et que la compagnie aérienne Yemenia exploitait l'appareil depuis octobre 1999. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) est en train de constituer une "équipe d'enquêteurs" qui va se rendre sur les lieux de l'accident.
Selon iTélé, la radio comorienne rapporte que l'appareil se serait écrasé à proximité de Mitsamiouli. "Des cadavres flottant à la surface de l'eau ont été vus et une nappe de carburant a été repérée à quelque 16 à 17 milles marins [environ 29 km] de Moroni", la capitale des Comores. Trois corps auraient été récupérés.
La France va dépêcher deux bâtiments de la marine nationale et un Transall, indique l'état-major des armées à Paris. "Nous sommes en train de préparer un Transall [avion de transport militaire], qui doit déposer aux Comores des zodiacs, des plongeurs, une cellule médicale avec des médecins et des infirmiers du SAMU de La Réunion, ainsi qu'un logisticien civil", assure le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, de l'état-major. Par ailleurs, un patrouilleur maritime, La Rieuse, et la frégate de surveillance Nivôse ont reçu l'ordre de se diriger vers Grande Comore, la plus grande île de l'archipel, qu'ils devraient atteindre mercredi.
Plus d'informations
Aéroports de Paris a mis en place un numéro d'information : le 01 48 64 59 59
Le site d'ADP
Le site de la compagnie Yemenia
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